Le système camerounais d'imposition des revenus est similaire à celui des pays industrialisés. Il comprend deux systèmes d'imposition principaux : l'impôt sur le revenu des personnes physiques et l'impôt sur les sociétés.
Le chiffre d'affaires est également soumis à imposition : la taxe sur le chiffre d'affaires est à la charge du consommateur final, avec un taux variable (taux général : 17%, droits d'accise ad valorem : 25%, taux réduit : 8%).
Table des matières
Régimes fiscaux
1. REVENU PERSONNEL
Les personnes étrangères doivent répondre à deux questions : la première concerne la responsabilité, et la seconde le taux.
A) RESPONSABILITÉ
Trois critères déterminent si une personne est résidente fiscale camerounaise. Selon ces critères, une personne est assujettie à l'impôt sur le revenu si :
- Le revenu principal d'une personne provient d'une entité soumise à l'impôt sur les sociétés au Cameroun.
- Le revenu de l'employé est déduit des bénéfices réalisés par l'employeur au Cameroun.
- . On passe plus de 183 jours par an au Cameroun.
Ces règles s'appliquent en l'absence de convention de double imposition applicable. Le Cameroun a conclu de telles conventions avec les États-Unis, le Canada et la France.
Voir aussi Prêts personnels au Cameroun.
B) RÉGLEMENTATION
i. CLASSIFICATION
Il existe deux types d'impôts sur le revenu des personnes physiques : l'impôt proportionnel (taxe proportionnelle sur les traitements et salaires) et la surimposition progressive.
a) Impôt proportionnel
L’impôt proportionnel est basé sur la somme brute totale des salaires versés et des avantages matériels accordés, déduite par le 20% pour les frais professionnels.
Ces avantages matériels sont évalués sous forme de sommes forfaitaires.
L'impôt proportionnel est calculé sur un taux d'imposition global de 6,60 %.
b) Surtaxe progressive (surtaxe progressive)
Le revenu net imposable dépend des salaires utilisés pour le calcul de l'impôt proportionnel, déduits de certaines dépenses.
Le revenu net imposable est divisé en un certain nombre de parts en tenant compte de
La famille du contribuable.
Chaque part de revenu est soumise à une imposition selon un barème progressif allant de 0 % à 60 %.
L’impôt progressif excédentaire dû par le contribuable est égal à l’impôt produit par l’échelle et le nombre de parts.
Le taux progressif ne peut pas descendre en dessous de 3 000 FCFA.
ii. OBLIGATIONS DES EMPLOYEURS
Outre la déclaration mensuelle des salaires versés et des retenues, l'employeur doit également établir une déclaration annuelle des salaires versés avant le 31 juillet, comportant l'identification des salariés et les informations nécessaires au calcul des retenues. Les retenues mensuelles et annuelles sont effectuées à partir d'extraits du dossier du personnel.
iii. OBLIGATIONS DES EMPLOYÉS
La déduction mensuelle de l'impôt proportionnel et de la surtaxe progressive ne dispense pas les salariés de leur obligation de déclarer annuellement leurs revenus avant le 31 août.
Suggéré : Questions d'examen antérieures en fiscalité.
2. REVENU DE L'ENTREPRISE
L'impôt sur les sociétés doit être payé par les sociétés à responsabilité limitée et les sociétés civiles, soit lorsqu'elles ont opté pour le régime d'imposition des sociétés, soit lorsqu'au moins un de leurs associés est une société.

Seuls les bénéfices réalisés au Cameroun dans le cadre d'une activité industrielle ou commerciale sont imposables. Cette règle s'applique également aux sociétés étrangères, sauf si une convention fiscale entre leur pays et le Cameroun prévoit l'absence de double imposition.
L’imposition est établie sur la base des bénéfices réalisés au cours de l’exercice fiscal se terminant le 30 juin.
Il existe deux grandes catégories d'imposition des revenus des sociétés :
Taxe proportionnelle sur les revenus des capitaux flottants (PTOFC) – taxe proportionnelle sur les revenus de capitaux mobiliers (TPRCM)
Impôt sur les sociétés
1. Impôt proportionnel sur le revenu des capitaux flottants
Il existe quatre catégories de revenus soumises à un impôt proportionnel sur les revenus des capitaux flottants :
Les revenus distribués par les entreprises camerounaises comprennent :
- Bénéfices tirés des intérêts négociables
- Bénéfices tirés des investissements ;
- Gains réalisés par les entreprises étrangères au Cameroun.
Lorsque ces sociétés ne bénéficient pas d'un traité bilatéral avec le Cameroun, les bénéfices sont considérés comme distribués à des personnes étrangères.
2. Impôt sur les bénéfices des sociétés
L'imposition des bénéfices des sociétés peut être classée en deux grandes catégories :
a) Impôts sur les bénéfices des sociétés : l’impôt unifié UDEAC et l’impôt sur la production interne.
La taxe UDEAC unifiée est payée par les entreprises industrielles dont les activités s'étendent à d'autres pays membres de l'UDEAC. Cette taxe n'est payée qu'une seule fois, à la dernière étape de la production.
La taxe sur la production intérieure est payée par les entreprises industrielles, qui présentent un intérêt particulier pour le développement du Cameroun.
b) Taxes spécifiques sur certains produits, dont les taux sont indépendants du revenu de l'entreprise.



